Ateliers - Animations

Le M.U.R   /  BOURGES 2017

 

Le Mur de Bourges a laissé s’effacer l’œuvre de Jean Faucheur pour laisser libre court à l’imagination de Disk, dont la fresque sera visible pendant deux mois. Perché sur son escabeau, masque sur le visage et bombe en main, Disk trace, imagine, s'applique… Du bout de ses aérosols, des dégradés orange apparaissent sur la toile, entourés de nuages de peinture bleue ou verte, ses « couleurs préférées, semblables à la nature ».

En début de semaine, les services de la ville ont recouvert le mur de l'ancienne Maison de la Culture de Bourges (MCB) de peinture, effaçant ainsi l'œuvre réalisée en avril dernier par Jean Faucheur, afin de laisser carte blanche et fond noir à Julien Depont, alias Disk, graffeur d'origine berruyère. Initié par le collectif Urb'annale il y a deux mois, le projet du Mur de Bourges invite des artistes de rue à se succéder en haut des marches de l'ancienne MCB afin de leur laisser comme terrain d'expression libre cet espace de plus de 12 mètres de large pour 3,5 mètres de haut. « Cela serait impossible pour moi de remplir cette surface en une journée, donc j'ai commencé plus tôt », explique Disk, sur le terrain depuis jeudi.

Un terrain d'expression de 12 mètres de largeur. 

Quotidiennement, Disk a pour habitude de peindre de ses bombes des murs de toute sorte, en extérieur ou intérieur, chez des professionnels ou particuliers, parfois encore dans la rue. « J'ai commencé à dessiner il y a environ 20 ans, quand j'étais au lycée, sur les tables de cours. Pour la fresque de l'ex-MCB, Disk a commencé sa réflexion « au dernier moment. Je savais que je voulais faire un animal, j'ai sélectionné plusieurs photos avant d'en choisir une qui me parle ». Jeudi après-midi, Disk s'arme alors uniquement de ses bombes et esquisse à coups de spray coloré le portrait d'un léopard vert et jaune. Pendant qu'il peint, les badauds ne peuvent s'empêcher de marquer un arrêt quelques instants pour admirer le travail de l'artiste. « Un homme m'a dit qu'il trouvait dommage que ma peinture ait coulé, car l'animal était beau. Elles sont voulues, ces coulures », s'amuse le grapheur.

À côté du félin, Disk appose sa signature, « l'essence même du graff. Les gens ne se rendent pas compte mais c'est plus difficile de faire des lettres qu'un dessin ». Plus ou moins lisible selon les artistes, il faut « regarder la signature dans son ensemble, comme une forme globale et harmonieuse », explique Disk.

Après trois jours de réalisation, pour ne pas dépasser les délais, Disk donnera son dernier coup de bombe aujourd'hui avant 17 heures, lors de l'inauguration de cette deuxième œuvre d'une série qui prendra fin en février 2020. Pour l'occasion, Romain, DJ du collectif System 18, habitué des technivals de la région, sera présent. « Le projet du Mur c'est tout ça : l'ensemble des arts urbains, avec des gens qui ne se mettent généralement pas en avant », se réjouit Nathalie du collectif Urb'annale. Dans deux mois, l'artiste peintre la Rouille viendra laisser son empreinte par-dessus celle de Disk, dans un style habituellement plus sombre. Le côté éphémère de l'œuvre, « c'est ce qui fait le charme du graffiti, sourit Disk. Il faut être là au bon moment, sans quoi il n'y a que les photos qui restent. »

 


 

COP21 / PARIS 2015

Fresque Autoroute A6

Une peinture de 1 400 m2 est en cours de réalisation depuis le 9 novembre à Gentilly (val de marne) au niveau du tunnel de l'A 6A en direction du périphérique.

 Neuf artistes de l'association Zomeka, basée à Roissy-en-Brie (seine et Marne), travaillent en effet jour et nuit pour participer à ce projet d'embellissement d'envergure commandé par la Direction des routes d'Ile-de-France (Dirif).


Les automobilistes circulant sur l'autoroute en direction de Paris ont ainsi pu découvrir depuis quelques jours un ours polaire, un aigle, une vague colorée et, sur les côtés, des abeilles, des espèces menacées, ainsi qu'un caméléon sur la droite, un colibri, un arbre et un escargot sur la gauche. Des otaries, une raie manta et des poissons devraient compléter le tableau. « Comme la COP21 ( NDLR : conférence mondiale sur le climat) commence le 29 novembre à Paris, la Dirif nous a suggéré le thème de l'environnement... » avancent Mélanie Elzingre, à l'origine de l'association Zomeka et Benjamin, alias « Morne », un autre artiste.
Les officiels qui arriveront à l'aéroport d'Orly ne pourront ainsi pas manquer cette ode à la faune et la nature en général. Un travail impressionnant réalisé avec des bombes aérosols : « Il faut que ça se voie de loin comme de près mais que ça ne surprenne pas les automobilistes. On nous a ainsi demandé de réduire le colibri... », reprend Mélanie. « C'est une visibilité géniale et le thème nous tient à coeur, donc c'est top ! », conclut Yannick, 46 ans, alias Lazoo, du haut de sa nacelle.

 

VIDEO DE LA REALISATION :

 

 

 

 

 

Réalisation :  Zomeka, Morne, Torek, Disk, Shera, Raphe, Lazoo, Kars, K-buz

Association ZOMEKA :

http://www.zomeka.com

Source LE PARISIEN

http://www.leparisien.fr

Crédit photo/video Antonin Blanc :

http://www.antoninblanc.com

 

 

 


 

PROJET B.R.M.C

FRENCH TOUR 2014

 

Le mois dernier, un grand graffiti noir et blanc a été réalisé sous un pont de la rocade de Bourges. Il a été créé par deux artistes locaux en référence à un groupe de rock américain de renommée mondiale, Black Rebel Motorcycle Club. Les membres du groupe ont eu connaissance de cette initiative et ont visiblement apprécié.

Brmc 7

Si vous vous êtes baladés récemment le long de l'ancien canal de Berry, entre Bourges et Marmagne, vous avez peut-être vu apparaître une grande fresque murale au niveau du pilier du pont de la rocade. Sur ce graffiti en noir et blanc, long et large de plusieurs mètres, on peut voir un personnage en blouson en cuir allumer un cocktail Molotov avec une cigarette qu'il garde à la bouche. Ce beau graff est le résultat d'une collaboration entre Diskaerosol, artiste graffeur à Charly, et Aurélie Compain, une Berruyère qui, après avoir travaillé dans l'industrie musicale, s'investit dans la création de musiques et de vidéos. Ce qui a inspiré ce projet ? Le groupe de rock américain Black Rebel Motorcycle Club (surnommé B.R.M.C)

Ce trio, qui a marqué la France l'an dernier par un concert explosif à Rock en Seine, a une renommée mondiale dans le milieu du rock, et draine de nombreux fans fidèles. Parmi eux, Aurélie Compain, qui explique comment tout a commencé : « Le 2 janvier 2014, le groupe a lancé une initiative appelée Guerrilla Poster Campaign, par laquelle il a invité ses fans à télécharger et coller massivement des posters du groupe un peu partout.

Avec Diskaerosol, on a décidé de proposer quelque chose de différent, tout en gardant certains éléments graphiques et en restant fidèle à l'univers du groupe. » Par l'usage exclusif du noir et blanc, par exemple.

Le duo décide d'imaginer et réaliser un graffiti en référence à B.R.M.C, au visuel inédit. Il fallait agir vite, « pour que ça colle avec la tournée française du groupe (du 5 au 24 février, ndlr). »

Le 17 janvier dernier, le duo s'installe sous le pont de la rocade : Diskaerosol passe toute la journée les bombes de peinture à la main, alors qu'Aurélie Compain filme toute la réalisation de l'ouvrage. « On est arrivés à 10 heures du matin et on n'a pas arrêté jusqu'au dernier rayon de soleil ! », se souvient-elle. 

Elle en a tiré une vidéo montée en fast-motion où on peut voir, en environ 4 minutes, la fresque naître petit à petit. Sur une musique de B.R.M.C, évidemment.

Le graffiti est baptisé The Wild One. en référence au nom anglais du célèbre film de 1953 L'Equipée sauvage, avec l'acteur Marlon Brando, qui raconte les péripéties d'une bande de motards américains, le... Black Rebel Motorcycle Club. « Le personnage a un visage androgyne qui ressemble à celui de Marlon Brando. Le cocktail Molotov est une référence aux messages de rébellion véhiculés par les posters de B.R.M.C, qui est un groupe politiquement contestataire », détaille Aurélie Compain.

"Le groupe aurait voulu venir voir le graffiti" Le jour de son exécution, la performance a suscité la curiosité admirative de « plein de gens qui nous croisaient et nous posaient des questions ». Mais les passants berruyers n'ont pas été les seuls impressionnés. Aurélie Compain a envoyé photo et vidéo du graffiti aux membres de B.R.M.C, qui les ont relayées sur leur site officiel : « Ils nous ont beaucoup remerciés en disant combien ils appréciaient ce genre d'initiative créatrice. Ils nous ont invités à venir voir gratuitement, sur leur tournée, le concert de notre choix. »

Le graff a tellement plu au groupe qu'il l'a utilisé, sur sa page Facebook, comme photo de profil pendant une partie de sa tournée française.

« Ils auraient voulu passer à Bourges voir le graffiti durant leur tournée, mais malheureusement ils n'ont pas pu. » Alors pourquoi pas lors de leur prochaine tournée en France ? Et s'ils en profitent pour sortir leurs instruments, on dira pas non.

Source : Jean-Baptiste Allemand / Le Berry Republicain 27/02/2014

 

VIDEO DE LA REALISATION :

 

 

 

 

 

 

Vidéo réalisée par Aurélie Compain

 http://www.aureliecompain.com

Site du groupe Black Rebel Motorcycle Club

 http://blackrebelmotorcycleclub.com/

Article presse du Berry Républicain

 http://www.leberry.fr/accueil.html

 


 

LA TOUR BLEUE / BOURGES 2014

 

Pendant dix jours, du 20 au 30 décembre, les trois graffeurs Zomeka, Disk et Morne ont embelli à Bourges, dans le quartier des Gibjoncs, les murs du numéro 35 de la rue Paul-Verlaine. 

Ce bâtiment abandonné et voué à la démolition, courant premier trimestre 2015 et surnommé "la Tour bleue", a été laissé à la disposition des graffeurs par la municipalité. Cette opération de street-art a été conduite par le collectif d'artistes Urb'annale

Les trois graffeurs de la tour bleue ont donné le dernier coup de pinceau mardi soir. Une performance artistique et sociale. «C'est dommage de la détruire, maintenant qu'elle est bien décorée ! » Le leitmotiv tourne dans les rues des quartiers nord depuis une bonne semaine. Depuis que l'emblématique tour bleue, vouée à la destruction, a changé de couleur(s). Le collectif Urb'annale préparait son coup de longue date. Il avait déjà repeint un mur du côté de Lahitolle l'an dernier et rêvait d'un nouvel espace d'expression plus ambitieux, plus vertical. Car le tag ne se résume plus aux insultes gribouillées par des sweets à capuche. C'est un moyen de gommer la fatalité, de donner forme aux idées. « De dire qu'à Bourges, il n'y a pas que les colombages », résume Krystoff ; qui compose le collectif Urb'annale avec Nathalie et Marie.

Remplacer le bleu livide par des couleurs vives : l'idée de la couleur semble séduire le maire Pascal Blanc qui donne son feu vert dans l'automne. Urb'annale fait alors le tour des magasins de peinture pour récupérer du matériel – notamment sept cents bombes de peinture ! – puis recrute trois graffeurs : Zomeka, Morne et Disk. Pour eux, c'est un peu Noël avant l'heure quand ils débarquent au pied de la tour le 20 décembre dernier.

Du rouleau façon peintre en bâtiment aux projections avec un balai-brosse, en passant par les bombes : la déflagration d'artistique dure dix jours. Elle éclabousse toutes les façades. Et tout le quartier ! On décide de réaliser untime lapse, des séances de light painting au pied de la tour, une initiation au tag est organisée pour les enfants. Puis voici des élus qui twittent sur le chantier. L'occasion pour le collectif Urb'annale de reposer la question utopique : maintenant qu'elle est redécorée, sera-t-elle vraiment détruite ?

« C'est une très bonne initiative, admet Claudie qui habite l'immeuble juste en face. Cela apporte un peu de gaieté. Toutes ces couleurs mettent de bonne humeur. » Le bleu délavé a laissé place à des couleurs beaucoup plus flashy. Un dégradé de rouge, orange, jaune, rose orne désormais le numéro 35.

Cette transformation attire, tous les jours ou presque, le regard de Jacqueline, une riveraine qui passe au pied de la tour pour aller à la boulangerie. « Quand les tags ont été réalisés je n'étais pas à Bourges. Lorsque je suis revenue, je suis allée à pied admirer le travail. Depuis je jette un coup d''il chaque fois que je reviens du pain. » Emelyne passe, elle aussi, devant tous les jours. La lycéenne reconnaît qu'elle « n'y prête pas toujours attention » mais trouve que « c'est très joli. »

Cette « oeuvre éphémère », comme la qualifie Jacqueline, devient un lieu culturel incontournable, à en croire Raphaël qui réside dans le quartier depuis dix ans. « Il m'arrive de voir régulièrement des gens qui n'habitent pas Bourges s'arrêter et regarder les tags. Des personnes viennent de loin voir cette 'uvre d'art. »

VIDEO DE LA REALISATION :

 

 

 

Crédit photos : Véro Martinat, Pascal vanneau, Collectif Urb'annale

https://www.facebook.com/collectifurbannale/timeline

Textes / Articles de presse : Stéphanie Para, Floris Bressy / Le Berry Républicain

http://www.leberry.fr/accueil.html

Montage video : Morne DMJC

https://www.facebook.com/morne.dmjc?ref=ts&fref=ts

 


 

FESTIVAL HIP HOP ORLEANS

BATTLE GRAFF 2012

 

L'association Urban colors présente la 2ème édition du festival hip hop à Orléans du 6 au 14 Avril 2012 mêlant concerts, skate, BMX, graffiti et danse. Le battle de graffiti aura lieu le 7 Avril 2012 de 14h à 17h30 sur le lieu de la block-party sur le thème du hip hop.

Les participants sont Brock 3HC TNB, Sly2 3PP, Spazm SK, Kalouf ACC, Songe VAL DSK, Djalouz 2AC, Spot MCT IMF, Reso LCF, Disk ACC, Seyb MCZ TOP, Kotek TSF, Astro ODV, Vizion OC MCZ, Japhe, Les Gens PC. Le jury est composé de Real H2O,  Alex MAC et d'un membre de l'association Urban Colors. - Source ALL CITY

Résultat du battle :

1er prix RESO, 2ème prix SLY2, 3ème prix DISK

Site de l'association Urban Colors

 https://www.facebook.com/Urban-Colors-131013006909393/

Festival hip hop Orléans : http://www.hiphoporleans.com/